mardi 29 mars 2011

Une nouvelle maison

Nous avons emménagé dans une nouvelle maison ce weekend. Tout est grand, beau, fonctionnel, et très calme. Des visiteurs à l'improviste ? Pas de problème, il y a de la place tant qu'on en veut. J'espère que ça va "motiver" certains à venir de loin, car entre le jardin, la piscine et le jacuzzi, la belle saison s'annonce formidable. Qui aurait cru que je pourrais habiter dans un si bel endroit ? C'est le coin parfait pour se promener, avec quelques voisins charmants et des petits sentiers pittoresques. Pour l'instant, nous n'avons qu'une seule voiture, ce qui nous oblige à un peu d'organisation. La maison est située un peu à l'écart du centre-ville, dans une banlieue vallonnée. C'est trop loin pour que Logan aille à pied à la fac, mais peut-être que le vélo, aux beaux jours, sera utile. Maintenant, le printemps se fait attendre avec impatience (mais...il va encore neiger demain).

vendredi 25 mars 2011

La fameuse carte verte ou "green card"

Green Card / Permanent Resident Card
La green card, plus connue sous le nom de permenent resident card, est arrivée hier !!! J'ai envie de dire "tout ça pour ça", un petit bout de plastique insignifiant, de la taille d'une carte de téléphone... Mais quand même, elle en jette ! Je ne m'attendais pas du tout à la recevoir si vite, d'autant que je n'ai pas encore reçu de numéro de sécurité sociale. C'est une chance, nous commençons à déménager aujourd'hui et notre adresse risquait d'être modifiée demain, et le courrier d'être perdu... C'est arrivé sous un pli discret, rien ne mentionnant son contenu mais Logan a compris bien avant moi ce qu'il contenait. Qu'est ce que ça m'apporte concrètement ? Pas grand chose en plus de mon visa d'immigration sur mon passeport, qui, une fois tamponné à mon arrivée en Février, me permet de travailler et de résider aux Etats-Unis pendant un an. Cette carte a une date de validité de deux ans, qui correspond à l'exécution du "conditionnal status" selon lequel un couple marié depuis moins de deux ans ne peut pas prétendre à une green card classique, il lui faut prouver à l'issue des deux ans passés sur le territoire qu'il constitue toujours un couple marié, vivant sous le même toit. N'empêche, cette fois-ci toutes ces démarches de titan que nous avons effectuées ont fini par payer. On a officiellement LE DROIT D'ETRE ENSEMBLE. Et ça, c'est un immense progrès.

mercredi 16 mars 2011

Une grande spécialité américaine : le Cheesecake

Mango/Key Lime/Coconut Crust Cheescake
Qui n'a jamais entendu parler du fameux cheese-cake américain ? D'origine New Yorkaise, ce délicieux dessert n'est pas fait (bien évidemment) à base de fromage au sens français du terme (certains feront la moue en imaginant que l'on utilise du reblochon, du camembert ou du morbier pour faire un met sucré) mais il est fait à base d'une préparation appelée cream cheese, qui correspond à peu près à un fromage frais type "carré frais", mais très gras, de consistance similaire au beurre et que l'on étale sur les bagels au petit déjeuner. Rien à voir avec notre bon beurre breton aux cristaux de sel, mais le cream cheese est quand même mangeable (ou pas, ça dépend des goûts). N'empêche, lorsque ce fromage frais constitue l'ingrédient principal d'un dessert aussi délicieux, on ne peut que vanter les mérites de cette pâtisserie qui est généralement déclinée à l'infini (chocolat, beurre de cacahuètes, fruits variés, vanille, citrouille...). Rien de tel qu'une petite visite dans une pâtisserie traditionnelle à New York, ou à la Cheesecake Factory, pour contempler (et déguster) le sacro-sain dessert. Comment donc qu'on fait un cheesecake ? C'est très simple, on prépare une croûte biscuitée sur laquelle repose une préparation de sucre, jaune d'oeuf et cream cheese. Il existe de nombreuses recettes, et j'ai sélectionnée la plus simple que j'ai trouvée :


Véritable Cheese-Cake New Yorkais
Préparation : 30 min
Cuisson : 50-55 min
Repos au réfrigérateur : une nuit
Cream Cheese
Croûte : 
-250 g de biscuits (petits bruns, speculoos, voire Oreo)
-125 g de beurre fondu
Garniture :
-500 g de Saint-Moret ou de Cream Cheese
-200 g de sucre blanc ou de cassonnade
-2 cuillères à soupe de farine ou de Maïzena
-5 Jaunes d'oeufs
-50 ml de crème fraîche entière
- un parfum au choix (vanille, coulis de fruits, zeste de citron ...)
Préparation :
1) Préchauffez le four à 180°C (375°F). Tapissez de papier sulfurisé un moule à manqué à bords hauts, 23 cm de diamètre. Idéalement, le fond du moule doit être amovible, sinon, bien laisser dépasser le papier pour démouler le gâteau en tirant dessus.
2) Mélangez les biscuits mixés et le beurre fondu. Tapissez le fond du moule de ce mélange en tassant bien avec le dos d'une cuillère. Mettre au réfrigérateur pendant une demie heure.
3) Faire blanchir les jaunes d'oeufs et le sucre, ajoutez la farine et le parfum, puis ajoutez le Saint Moret et la crème fraîche jusqu'à ce que la pâte soit lisse. 
4) Versez sur la croûte et enfournez 50-55 mn jusqu'à ce que ce soit ferme au toucher. Laissez refroidir, démoulez et servir bien frais. Dans l'idéal il vaut mieux le faire la veille et le réfrigérer une nuit.
NB : on peut faire une variant en faisant fondre dans la crème fraîche un paquet de carambars (chceesecake au carambars).

Il est parfois possible de trouver du fromage Philadelphia en France, notamment dans les grandes villes. S'il faut choisir entre Saint-Moret et Cream Cheese, je conseillerais bien évidemment Cream Cheese. Mais il existe des Cheesecakes que l'on peut faire avec (en Italie) de la ricotta, et ailleurs avec du fromage blanc. type faisselle. C'est une histoire de goût (et aussi de calories...le cream cheese a la consistance du beurre !). Il ne reste plus qu'à savourer, et à consommer avec modération car les portions américaines ne sont pas ridicules, loin de là. Une part de Cheesecake : c'est plus qu'un vrai repas. Personnellement je n'en suis pas arrivée à bout.

dimanche 13 mars 2011

New York City

Ce vendredi ont débuté les vacances de printemps : quoi de plus agréable qu'un petit weekend à New York ? Nous sommes à quelques heures à peine en voiture de cette immense ville. Ce n'était pas ma première visite de la Big Apple et nous avons plutôt évité les lieux touristiques. Pas de photo de l'Empire State Building, ou de la Statue de la Liberté. L'hôtel que l'on a réservé n'était pas trop cher pour New York, mais le prix élevé des hébergements ici est un fait établi. Difficile de trouver un lieu assez central, sur l'île de Manhattan, qui offre une chambre double avec salle de bain pour moins de cents dollars la nuit. Nous étions au coeur de Chinatown, à mille lieux de se sentir aux Etats-Unis. Pas une seule indication en anglais, c'est tout un quartier qui vit au rythme de la Chine et de l'Asie en général. Tous les commerces, les hôtels, les restaurants, les bars et les passants sont chinois. C'est un vrai dépaysement, aussi bien au niveau des odeurs, des saveurs, que des bruits. On entend du cantonais, du mandarin, et certainement d'autres langues que je ne connais pas du tout, mais pas un seul mot d'anglais. Les étalages offrent des produits indéterminés, made in China, les fruits et les légumes semblent venir d'une autre planète. Au restaurant, personne ne parle anglais et le menu n'est pas traduit : nous avons quand même réussi à commander des plats excellents, très différents au niveau gustatif des restaurants asiatiques de France. Au final, le dépaysement a été total. Nous avons mangé italien, et pris de délicieux petits déjeuners avec les traditionnels bagels. Le weekend s'est partagé entre les ballades à Central Park, le lèche-vitrine à Soho et les apéros dans le Village. Je crois que le Village est mon quartier préféré de New York. New York est divisé en cinq quartiers : l'île de Manhattan, Brooklyn, le Bronx, le Queens et Staten Island. La partie la plus connue est certainement Manhattan, avec son downtown (coeur historique de la ville), l'Uptown qui est majoritairement résidentiel avec les très connus Harlem, Upper East Side, Upper West Side... Les gratte-ciels sont au rendez-vous et je ne crois pas avoir déjà vu une ville qui s'étend autant en hauteur. Il est facile de se sentir petit lorsqu'on sort du métro ou du train à Pennstation et que l'on voit tous ces bâtiments démesurés. Je me souviens de ma première visite en 2008 : j'avais le coeur qui battait en découvrant ce paysage inconnu. Nous n'avons pas consacré notre temps aux lieux touristiques, même si j'aurais aimé avoir le temps de faire un saut au MoMa (un immense musée d'art moderne). Pour finir, la plus "nouvelle" des sensations de ce weekend a été de prendre l'un des très nombreux taxis jaunes newyorkais : découvrir la ville autrement qu'à pied ou en métro est appréciable, et le prix d'une course est très modérée. C'est très différent de notre vie en Pennsylvanie, en pleine campagne où le calme règne. La ville de New York semble sans arrêt en mouvement, grouillante et bruyante, avec tant de choses à faire ou à découvrir que ce ne sera certainement pas notre dernière visite ici.

mardi 8 mars 2011

Loin de chez soi, on ne perd pas ses bonnes habitudes

Macarons aux myrtilles
Ici, le hamburger est roi. L'empire du fast-food est plus que jamais à l'ordre du jour, et il existe peu de bons restaurants dans les environs de Lewisburg. La déception des papilles gustatives est souvent de mise, et rêver de tarte-tatin et de blanquette de veau ne suffit plus  : il faut se débrouiller par soi-même et recréer l'univers de gastronomie française en Pennsylvanie. Depuis une semaine j'ai entrepris avec frénésie la confection de macarons, le tout bien sûr dans une cuisine sous-équipée et avec un four dont la température n'est pas fiable. Pourtant, armée de quelques ustensiles, je prends goût à réinventer des recettes déjà connues. Ici, au pays de la myrtille, de nombreux desserts déclinent son utilisation entre muffins, cookies et pies. Mais quoi de meilleur qu'un traditionnel macaron, fourré de myrtilles fraîches ?? Certains m'avaient prédit la malbouffe, le stockage de cellulite, le ramollissement des muscles et le surpoids. En fait je cuisine presque 100% de ce que je mange et je n'ai absolument pas adopté l'alimentation locale. D'ailleurs, malgré le cliché que l'on a de la famille américaine (une bande de gros lards, qui ne met jamais les pieds sous la table ensemble et qui ne connait rien aux somptueuses délices du palais), je dois dire que les (presque) seuls américains que je connais ont exactement la même façon de voir les choses que bon nombre de français, et qu'ils apprécient plus que jamais la bonne chère. De longs apéros, suivi d'un petit dîner fait maison...rien de tel pour nous rappeler la bonne vieille France. 
Pas de coup de blues ni de cafard n'ont montré le bout de leur nez à ce jour, même si je me noie dans les recherches de boulot. Finalement j'ai un peu le sentiment que les recruteurs me trouvent trop qualifiée pour les emplois auxquels je postule. En tant qu'orthophoniste, si mon diplôme était validé ici, je croulerais sous les propositions de jobs. Dans la réalité, j'en suis encore à traduire mes bulletins de notes pour peut-être prochainement faire évaluer ce diplôme. Un jour, très bientôt j'espère, je vais trouver ma place ici et profiter d'opportunités professionnelles intéressantes. Pour l'heure, je cuisine, je parle anglais et j'explore les environs. Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage.

mercredi 2 mars 2011

Toutes ces petites différences qui font qu'on est aux states

Avez-vous déjà essayé de prendre une douche aux Etats-Unis sans vous mouiller les cheveux ? Les douches sont (dans la grande majorité des cas) des douches "comme à la piscine", c'est à dire qu'elles n'ont pas de flexible et que l'eau tombe du haut par une pomme fixée au mur, inamovible. Autant dire que j'ai testé plusieurs méthodes pour parfaire mon apprentissage de la modernité américaine, mais que peu d'entre elles ont été concluantes. Premier essai : ne se laver que le haut du corps (pas pratique et pas agréable pour les autres). Deuxième essai : investir dans un bonnet de douche (comme celui de vos grands-mères) pour trois dollars chez Walmart, qui fait transpirer et qui n'est pas tellement esthétique. Abandon de la technique imminent. Troisième essai : se laver les cheveux tous les jours. Ca peut le faire si on a le temps, mais c'est une technique qui est très vite pénible et qui fait marcher le sèche-cheveux 70 minutes par semaine et à peu près soixante heures par an. Quatrième essai : ouvrir l'eau quelques secondes AVANT de rentrer dans la baignoire, ce qui évite le jet d'eau glacé sur les épaules lorsqu'on déclenche le robinet. Essai plutôt concluant. Dernier essai : pour se rincer "dans les petits recoins" il est parfois nécessaire de se déhancher d'avant en arrière pour le jet arrive au bon endroit. Essai moyennement concluant mais qui a le mérite de me faire faire un peu de sport tous les jours. Moralité : faire installer un flexible (parce que oui, ça existe quand même chez certains petits veinards qui vivent par ici) dès que possible.