lundi 15 août 2011

Et si la vie étudiante recommençait ?

Le couperet est tombé net : pas d'équivalence de diplôme entre les Etats-Unis et la France si on est orthophoniste. Du moins, pas sans repasser par l'université. Pourquoi ? Parce que le cursus n'est pas un cursus qui est encore rentré dans le système LMD, et que le nombre d'heures de cours ne prévaut pas sur le nombre d'années. Quatre ans correspondent à un niveau licence aux USA, point barre. Et pourtant, le CCO est reconnu partout en Europe...il est possible par exemple d'exercer en Angleterre, où il y a une réciprocité d'accord avec le Royal College of Speech and Language Therapists. Ce Royal College a un accord de réciprocité avec l'American Speech and Hearing Association des Etats-Unis. Mais ça ne donne pas pour autant d'équivalence entre la France et les Etats-Unis. Quelles sont donc mes options ? Changer de voie me paraît aberrant. Etre baby-sitter toute ma vie ne me tente pas du tout. Mais retourner à la fac...pourrait être envisageable si l'on considère que ce ne sont que deux ans de master. Deux ans représentent seulement une infime partie d'une carrière. Oui mais voilà. Les inscriptions en master de Speech-Language Pathology sont closes depuis le mois de Février. Les sélections sont draconniennes (28 places pour plus de 300 dossiers reçus) : c'est presque un nouveau concours d'orthophonie qui m'attend. A moins que ? Bloomsburg University, en Pennsylvanie, est prête à me laisser suivre deux cours cette année sans être officiellement admise en master. Mais il me faudra postuler comme tout un chacun pour être admise. Seul le comité de sélection pourra alors, si le coeur lui en dit, m'exonérer de certains cours, voire me proposer un cursus accéléré. Mais comme chaque cours est payant, et rapporte de l'argent à  l'université, c'est une hypothèse assez peu probable. Je vais donc être étudiante à nouveau ! Bac+9 ou bac+12 : maintenant, ça ne change plus grand chose. A l'heure de la mondialisation, je mondialise mon éducation.