mercredi 19 septembre 2012

Mondialisaméricanisation




Passer dix-huit mois aux Etats-Unis est un éloignement qui est non seulement géographique mais aussi culturel. Je découvre et redécouvre chaque jour toutes les nouveautés françaises que j'ai manquées ! Qui aurait crû que la SNCF aurait créé une carte de réduction en édition limitée, la fameuse 12-30 ! Manque de bol, je n'étais pas là. J'en suis réduite aujourd'hui, comme tout un chacun, à payer mes billets plein tarif. Heureusement qu'une carte 12-27 va sortir bientôt... ce qui pourrait me consoler pendant un an. Qui aurait crû que Milka créerait un chocolat nouvelle génération, un semi-hybride Oncle Sam et pays des chants tyroliens, une sorte de chimère américano-suisse ? Je veux parler bien sûr du milka au lait-Oreo cookies... gourmands, ne pas s'abstenir ! Américano-suisse, la marque Milka? Pas vraiment, et pas exactement. Si la marque est d'origine suisse, et le chocolat fabriqué en Allemagne, elle appartient au groupe américain Kraft Foods. Mais que viennent faire les américains là-dedans ? Du commerce, cela va sans dire. Et si notre chère bonne vieille France devenait un peu plus sujette à la mondialisation chaque jour ? Poussons l'enquête un peu plus loin. Lu, célèbre marque de (délicieux) biscuits (surtout les Granolas, yum yum !), c'est encore Kraft Foods. Le chocolat Côte d'Or, c'est encore Kraft Foods. Les cracottes, les pépitos, c'est encore Kraft Foods. Les carambars ? Ca appartient au groupe Cadbury (britannique), lui-même possédé par Kraft Foods. Idem pour le chocolat Poulain, c'est toujours Kraft Foods. La marque Géant Vert, c'est le groupe General Mills, des américains. Enfin, n'oublions-pas, la glace Häagen-Dazs n'est ni hollandaise, ni allemande (pour ceux qui en doutait encore), elle est -je vous le donne en mille- américaine. On parle alors d'une vraie mondialisation... Ce qui a le mérite de faire que je peux trouver ici tout ce qui me manque de là-bas. Je n'ai aucun problème pour trouver du beurre de cacahuètes, du sirop d'érable, et même -depuis récemment-, du véritable creamcheese Philadelphia pour cuisiner de délicieux cheesecakes. Après tout, quand il est question de faire bonne chère, je suis la première à me manifester...

lundi 3 septembre 2012

Pari(s) tenu !

Habiter en plein coeur de Paris n'a décidément rien à voir avec la banlieue. Surtout lorsqu'on choisit à la belle saison de marcher, il est facile de découvrir les bons coins à visiter, qu'ils soient touristiques ou moins connus. Déjà deux weekends passés à "Paname"...time flies! Flâner dans les rues de la capitale sera une activité désormais réservée aux temps libres, car je suis officiellement orthophoniste en France, après dix-huit mois d'errances professionnelles au pays de l'oncle Sam. C'est finalement une clinique de soins de suite et de réadaptation qui m'a embauchée. Rien de spécial à en dire : j'adore mon boulot !!!! Même s'il ne me faudra compter que sur les rares jours de congés pour m'aérer un peu l'esprit, j'ai la chance et le privilège de pouvoir dire que je vais travailler le matin avec le sourire aux lèvres. L'équipe est super sympa, les patients attachants -et pour le moins challenging- mais c'est là que je me sens la plus utile. Etre confrontée à des handicaps lourds peut paraître effrayant, mais pour moi c'est une constante remise en cause, beaucoup de littérature à potasser et -peut-être !- des formations à venir. Même la perspective de prendre le RER tous les matins ne peut pas noircir le tableau : mon enthousiasme est sans limite! Née campagnarde, je me fais vite à la vie parisienne, on pourrait même penser que j'y ai vécu toute ma vie (sauf quand je sors mon plan de métro, signe indiscutable de mon ignardise en ce qui concerne l'orientation géographique et cruel indice de mon origine provinciale...) Pari tenu : la petite jurasienne est devenue parisienne pour une année. Et Paris offre tellement de nouvelles stimulations sociales, intellectuelles et culturelles que pour l'heure, le soir, je suis souvent sur les genoux...
Notre-Dame de Paris