vendredi 14 décembre 2012

S'inscrire à la sécurité sociale en France

Comme tout bon expatrié de retour dans l'hexagone, il m'a fallu me réinscrire à la sécurité sociale française histoire d'avoir le droit, comme tout un chacun, aux soins médicaux remboursés (du moins en partie). Qui aurait crû, cependant, que l'inscription en question serait digne d'un parcours du combattant, plutôt proche des douzes travaux d'Hercule que de la simple formalité administrative ? Connaissant quelque peu d'autres administrations françaises, qui fonctionnent plus ou moins bien (et bien sûr nous n'en citerons pas le nom), je me doutais que ce ne serait pas chose facile, et que cela prendrait un peu de temps, mais à ce point là, jamais. Un vrai bordel.*
L'aventure a commencé à notre arrivée, le 7 Août, ou plutôt la veille de ma reprise de travail, le 21 Août, lorsque, la bouche en coeur, Logan et moi nous sommes pointés à la CPAM de Paris. Sans s'attarder sur les détails de file d'attente, de ticket, de bureaucrates plus ou moins francophones, de désorganisation totale, nous avons essuyé une première défaite. Puisque mes droits français avaient été suspendus à mon expatriation, deux options s'offraient à nous : attendre d'avoir en main mes deux premiers bulletins de salaire, puis m'inscrire et inscrire Logan comme ayant-droit, et ainsi espérer une couverture maladie à compter du début du mois de Novembre, ou m'inscrire de suite et compter sur une couverture maladie à compter du début du mois de Décembre. Nous avons choisi la première option, qui était plus simple et plus rapide car des bulletins de salaire valent de justificatifs de cotisation maladie. Début Novembre donc, les papiers nécessaire sont remis en main propre à l'employée. Outre les divers certificats de mariage, de visa de long séjour, de salaire, d'adresse, de coordonnées bancaires, nous avons remis les nombreux formulaires nécessaires (inscription dans mon cas, et ayant-droit pour mon homme). Un temps d'attente de six semaines étant nécessaire, nous attendons. Puis, vient (presque dans le temps imparti) un petit courrier m'informant que je suis bien inscrite, et que je peux mettre à jour ma carte vitale. C'est là que le bât blesse : quid de mon homme ? En tentant de mettre à jour nos deux cartes vitales à la pharmacie, je découvre qu'il est toujours inscrit à la LMDE, et que ma propre carte a été tout simplement désactivée. Retour à la CPAM, qui garde alors nos deux cartes. Le dossier d'ayant-droit de Logan ayant été "perdu" (ce qui est très bizarre car il était avec mon dossier d'inscription qui lui n'a pas été égaré...), il nous faut refournir toutes les pièces justificatives à nouveau. Je reçois quant à moi une attestation d'affiliation que je peux utiliser d'ici l'émission d'une nouvelle carte vitale (sous six semaines). Au jour d'aujourd'hui, je suis inscrite, mais je suis la seule à avoir la sécu. Après tout, presque cinq moins sans couverture maladie, ce n'est si long... Le détail le plus amusant dans l'histoire vient d'une des employées de la CPAM de Paris. Lorsque Logan recevra (à la Saint-Glinglin) son formulaire de demande de carte vitale, il ne doit surtout pas le renvoyer à l'adresse indiquée, car en tant qu'étranger, il ne recevrait aucune réponse. Il doit donc se représenter au guichet à nouveau histoire de formaliser les choses et de (peut-être) espérer être inscrit à notre bon vieux système français de couverture maladie. Mais enfin, tout est possible, Noël approche, et si le Père Noël nous apportait, à tous les deux, une belle petite carte vitale ? Patience, tout vient à point à qui sait l'attendre...

*en français dans le texte