lundi 28 octobre 2013

Trick or treat ou la vraie technique pour s'approvisionner (gratuitement) en sucreries


Halloween se rapproche. Jeudi soir, il va nous falloir faire face à un flots de gamins costumés, dégénérés, affamés, et enclins à manger des sucreries, sonnant à notre porte chaque minute ou presque jusqu'à la nuit tombée, réclamant bonbons et autres friandises à-tout-va. J'ai déjà acheté près de deux kilos de mini-délices, en emballage individuel, pour fournir aux susnommés petits garnements leur dose de gras et de sucre pour l'année (jusqu'aux fêtes de fin d'année en tout cas). Cette tradition de Trick or Treating remonte à la fin des années 40 aux Etats-Unis mais trouve ses origines au dix-neuvième siècle, en Ecosse et en Irlande. Les enfants et les démunis y faisaient déjà du porte-à-porte pour réclamer de la nourriture, contre une chanson ou une prière. Si le devant de notre maison n'est pas spécialement décoré (mise à part par notre belle grosse citrouille !), d'autres maisons du quartiers ont déjà revêtu leurs automnales et clinquants attirails, avec de grosses araignées et leurs toiles, des épouvantails, des chat noirs, des chauve-souris, des squelettes et autres têtes de morts, et des guirlandes colorées (voir l'article de 2011 ici). Il paraît que la vague d'enfants sonnants à notre porte est assez conséquente et chaque année un peu plus significative. J'avais initialement acheté un seul et unique sac de bonbons, pensant que cela suffirait. Mais Logan et mes voisins (plus connaisseurs en la matière) m'ont convaincue de procéder autrement : j'ai donc stocké un poids conséquent et un certain volume de junk food à en faire pâlir les actionnaires de MacDonald's eux-mêmes. Mini Snickers, M&M's, Twix et autres barres chocolatées sont au rendez-vous. Car ce serait bien dommage de devoir refuser des arrivants pour cause de stock épuisé. J'imagine déjà les mines déconfites des marmots si je prétends qu'il n'y a plus rien à manger... Il reste quelques jours avant le grand soir. Et il est tout particulièrement dangereux de garder des bonbons dans la cuisine, car de petits gourmands et gourmandes dont je fais partie pourraient très bien les attaquer dès à présent et sans plus attendre. Après tout, il y en a tellement que dix de plus ou dix de moins, personne ne fera la différence...



lundi 7 octobre 2013

Le véritable american breakfast


Les bagels !

J'ai grandi avec cette idée très française du petit déjeuner, avec de belles grandes tartines de pain, du beurre (salé pour nos chers amis bretons, ou doux pour les autres ignares dont je fais partie) et de la confiture maison, voire du Nutella certains jours. Quelques croissants ou pains au chocolat le dimanche, ou de façon occasionnelle, mais point d'excentricité quotidienne au menu. Ici aux Etats-Unis, le petit déjeuner revêt une tout autre signification. Qu'il soit pris sur le pouce, dans sa voiture (après un petit arrêt au drive-through de Dunkin Donuts) ou chez soi, les options culinaires sont beaucoup plus diversifiées, et cela s'explique sans doute par les différentes habitudes alimentaires des populations successivement immigrées au pays de l'oncle Sam. L'héritage anglo-saxon est visible, que ce soit avec les traditionnels eggs and bacon, les pancakes, l'oatmeal (le porridge), les biscuits, les saucisses grillées, les cereals (vraisemblablement toutes nos sortes de Kellogg's disponibles en Europe, ainsi que quelques autres variétés locales), les doughnuts, les toasts (souvent du pain de mie mollasson et élastique), avec le traditionnel orange juice (bien meilleur qu'en France) que l'on achète au rayon réfrigéré par bouteille de 3,8 Litres (1 gallon). On n'oubliera bien sûr pas les oeufs (brouillés -scrambled- ou au plat), les omelettes et autres délices du même genre. Il y a aussi les toaster strudels, sorte de viennoiseries issues de l'industrie agro-alimentaire, que l'on achète au supermarché dans des emballages individuels et qui se réchauffent au grille-pain. J'avoue que je ne m'y suis pas encore risquée. Il y a également, d'inspiration mexicaine, le breakfast burrito, une sorte de galette tortilla fourrée au fromage et à l'oeuf. Il y a aussi toutes sortes de mix à vendre (des boîtes de poudre "toute prête" pour cuisiner) pour faire des muffins, des pancakes, des gaufres ou des cinnamon rolls (qui ressemblent un peu à nos pains aux raisins). Impossible de penser à un vrai bon croissant, ici le terme se réfère plutôt à une chose élastique, souvent salée, garnie de fromage et de bacon, très peu tentante. Inutile de penser à une bonne baguette chaude et croustillante, ça n'existe pas non plus. Après plusieurs tentatives pour m'accoutumer aux habitudes locales, j'ai fini par me décider à faire mon propre pain, et je me suis remise à manger des porridges maison, faciles à faire et réchauffants à l'approche de l'hiver. Je fais mes breakfast muffins chaque semaine, et de temps à autre je déguste un bon bagel chaud, tartiné d'une bonne couche de cream-cheese (ce fameux cream cheese, proche de notre bon vieux Saint-Moret, qui permet de faire de délicieux cheesecakes, voir la recette ici). Il existe autant d'habitudes de petit déjeuner que de spécialités, et il conviendra à tout un chacun de trouver ses préférées. Pas de mystère pour ce faire : il suffit de tout tester !


Buttermilk biscuits