jeudi 28 novembre 2013

Thanksgiving : Premier Round.

La véritable dinde de Thanksgiving
Même si les festivités avaient déjà débuté Dimanche dernier avec un Speechsgiving en compagnie de mes collègues de promo (un potluck dinner où chacun avait apporté quelque chose à partager, et où les bedaines avaient très vite craquelé sous le volume de la nourriture absorbée), Thanksgiving -le vrai- se déroulait aujourd'hui. Traditionnellement le dernier Jeudi du mois de Novembre, Thanksgiving est une fête qui symbolise le premier repas entre colons et indiens américains, lors de l'automne 1621. C'est une journée de réjouissances et de partage, où l'on se retrouve entre amis et/ou en famille autour d'une belle dinde rôtie (voir mon article de 2012). Et la dinde était belle cette année: 17 pounds, soit près de 8 kilos (une sacrée bestiole !). Personne ne reste seul pour Thanksgiving. Moi-même, abandonnée à mon triste sort pour cause de mari  parti en Allemagne à une conférence, j'ai été invitée à un fantastique repas chez des amis franco-américains. Et je me suis régalée ! La traditionnelle sauce aux canneberges m'a particulièrement bluffée. Fait à base de cranberries fraîches, d'oranges, de raisins secs et de noix de pécan, ce mélange home-made ressemble à une confiture élaborée et peu sucrée, assez proche d'un chutney de figues ou d'oignons, et il se marie extrêmement bien avec la dinde rôtie. Et à une assiette bien garnie succède une autre assiette bien remplie, jusqu'au moment des desserts et du  traditionnel pumpkin bread, un genre de cake à la citrouille, à la cannelle, aux épices et aux noix de pécan. Un vrai délice.

Le Pumpkin Bread de Juliette
Au final, le ventre bien rempli et la panse très repue, il ne m'a pas fallu longtemps avant que Thanksgiving ne devienne l'une de mes fêtes préférées, juste après Noël (où l'on mange plutôt bien !) et Pâques (une autre fête pour les gourmands). Thanksgiving n'a rien à voir avec une fête commerciale,  car il ne s'agit pas de s'offrir des cadeaux, ni de participer à une quelconque célébration religieuse. Thanksgiving est plutôt une occasion de se retrouver entre amis ou en famille pour un bon vrai repas autour d'une table. C'est ma tradition américaine préférée, et je n'ai aucune réticence à l'idée d'ajouter une fête supplémentaire à mon calendrier, bien au contraire. Et puisque Logan s'en était allé voir ce qui se passe du côté de Berlin aujourd'hui, nous allons pouvoir bénéficier d'un autre fantastique dîner de Thanksgiving Samedi, à son retour, chez ses parents. Je pars donc dès demain pour Doylestown, Pennsylvania, où se tiendra la suite des festivités. Version 2.0 to be continued…

mardi 19 novembre 2013

Bientôt la fin du semestre…courage !


La fin du semestre approche et je sens que les jours se font de plus en plus longs. Les journées à la bibliothèque s'éternisent, les projets à terminer ne manquent pas et ma liste de choses à faire semble s'allonger à vue d'oeil. Mais il ne faut pas faiblir ; déjà, la semaine prochaine sera passablement grignotée par les vacances de Thanksgiving, quelques jours où la charge de travail sera remise aux calendes grecques, ou, tout du moins, à plus tard. Car perfectionner l'art de la procrastination est devenu progressivement mon goal ultime, presque un entraînement régulier et quotidien, et je peux désormais dire que j'excelle dans l'art de tout remettre au lendemain. Parfois je me demande comment mon cerveau est capable de supporter la charge cognitive de l'anglais, tout en tentant d'accomplir mes mille tâches quotidiennes en anglais, et finalement réussir à jongler entre les cours, les devoirs à faire, les stages, l'école, et la clinique. Mais pour l'instant, je gère. Le semestre prochain promet d'être plus chargé encore, avec uniquement des cours du soir, de 18h à 21h, et des journées qui vont vraisemblablement commencer bien tôt, vers 8h. Rien que d'y penser, j'ai déjà envie d'être en vacances. Mais patience ! Plus qu'une semaine avant le Break. Je vais pouvoir me consacrer à un peu plus de cuisine, à un peu moins de boulot intellectuel, et surtout, me retrouver en famille autour d'une belle dinde de Thanksgiving. Rien que pour ça, ça vaut le coup de se remettre au boulot et d'arrêter de me plaindre.