mercredi 17 décembre 2014

Toutes ces petites différences qui font qu'on est aux States - Episode 2


Depuis mon article de 2011 (à relire ici), j'avais très envie de vous faire partager à nouveau mon expérience relative aux différences franco-américaines, drôle ou cocasses, voire irritantes ou tout simplement réjouissantes. On a beau dire : malgré une culture relativement "proche" de la culture française (en tout cas par rapport à d'autres cultures du fin fond de l'Amazonie ou du désert du Sahara), les Etats-Unis sont très différents de la France. A commencer par les toilettes publiques. Car oui, il est possible de trouver des toilettes équipées en papier et en savon, relativement propres et entretenues. Ceci complètement en désaccord avec mon expérience de française où chaque passage aux toilettes publiques se résume à éviter soigneusement de toucher la poignée de porte, les murs, le bouton de la chasse d'eau, et où l'on apporte ses propres kleenex en guise de papier hygiénique et son gel hydro-alcoolique histoire de ne pas attraper le choléra ou la peste (je n'exagère même pas un tout petit peu). Mais (car il y a un mais), pourquoi donc les toilettes américaines sont-elles quasi-systématiquement construites de façon à ce que la porte laisse apparaitre une fente latérale d'au moins deux centimètres ? On voit tout, sur les côtés, voire en dessous de la porte. Alors forcément vous me direz "mais non, je t'assure, personne ne regarde". Je confirme que personne ne regarde. Mais quand même, en tant que petite frenchy prude et timide, l'idée d'exposer une vision publique (même hypothétique) de moi-même sur le trône ne m'enchante pas particulièrement. Alors pourquoi construire des portes plus ou moins ajourées ? Mystère. J'en cherche encore la réponse. Il y a une autre situation qui me fait plutôt sourire : pourquoi mes camarades de classe (la plupart, mais heureusement pas toutes) s'obstinent-elles à venir en cours en pyjama ? Pas forcément des pyjamas à nounours et à grosses fleurs, plutôt des survêtements, mais des pyjamas quand même. Le plus marrant c'est de croiser une collègue toute la journée sur son trente-et-un, avec talons et jupe crayon fendue, et de la recroiser dix minutes avant le cours du soir, fraîchement changée en pyjama. Les profs ne s'en offusquent pas, je crois qu'ils en ont largement l'habitude. Mais en tant que frenchy, je ne peux m'empêcher de rigoler sous cape en imaginant ce que ma vie universitaire française aurait été en portant un pyjama à la fac chaque jour. Bien sûr, c'est très confortable. Mais culturellement très loin de mes habitudes du vieux continent. 


Et puisque Noël approche, je vous ai sélectionné un best-of des ornements de sapin de Noël américains parmi les plus ridicules. A commencer par un mini-sèche-cheveux violet. Ou par un pot de beurre de cacahuètes. Ou par un doughnut. Tous, sans exception, des décorations de Noël à accrocher au sapin. Alors pour ceux qui ne s'en douteraient pas, non, notre sapin est beaucoup plus traditionnel. Boules et guirlandes, quelques étoiles dorées et quelques sucres d'orge, point barre. Et si j'achetais un hamburger en plastique hideux histoire de me mettre "culturellement" à la page ?


jeudi 4 décembre 2014

On y est presque !

Ca y est, j'ai terminé mon placement à la Clinique de Bloomsburg, ainsi qu'à l'école. Les cours sont également terminés, et il ne me reste plus qu'à passer mes examens finaux la semaine prochaine. Ma soutenance de mémoire ayant été reportée au semestre prochain, je ne suis plus qu'à quelques jours de   vacances bien méritées. Inutile de dire que j'ai trop hâte ! Même en faisant mon travail avec passion, même en apprenant chaque jour un peu plus, je dois admettre que ces derniers dix-huit mois ont été plutôt difficiles. Et ce n'est pas encore fini, puisque je commence mon externat en Janvier dans deux hôpitaux de la région. Mais la fin de ce semestre marque la fin de mes cours, ces chers cours du soirs qui ont prolongé les jours de la semaine jusqu'à 21 ou 22 heures, ces chers cours du soirs épuisants qui ont été tout particulièrement challenging, avec des matins débutant aux aurores. C'est donc la fin, ainsi que la fin de mes weekends passés à potasser, à réviser, à préparer des papers, à m'arracher les cheveux sur mon mémoire et sur mes lesson plans. Quelques jours, et ce sera fini. Ensuite, il ne me restera plus qu'à profiter des vacances, entre deux flocons de neige, tandis que les chants de Noël envahissent les magasins et que Christmas se rapproche un peu plus chaque jour...