vendredi 27 novembre 2015

A very French Thanksgiving


Chaque dernier jeudi de Novembre, je prends de plus en plus de plaisir à célébrer Thanksgiving. Pas de dinde ni de volaille au menu de cette année : les réjouissances ont eu lieu au restaurant avec le groupe d'étudiants de Bucknell en France. Gougères de chèvre, duo de saumon et son risotto, biscuits à la crème de marron et crème brûlée aux poires, voilà de quoi il en retournait. Je crois bien que c'est la première fois que ça m'arrivait, mais j'ai ressenti à ce moment-là une envie irrépressible d'être sur le sol américain pour cette fête, car sans dinde, sans stuffing et sans pumpkin pie, Thanksgiving n'est pas vraiment Thanksgiving. Même entourés d'américains, le fait que le repas soit au restaurant a grandement changé la donne. Pas de popote sur le feu pendant des heures -depuis la veille ou l'avant-veille-, pas de fumet délicat qui vous vient aux narines dès le réveil, pas de bataille entre les pro-sauce aux cranberries fraîches et ceux qui la préfèrent en conserve... Thanksgiving s'est fait fugace, divertissant mais empreint d'inachevé. Il va falloir rattraper ça l'an prochain avec un vrai repas traditionnel. Pendant ce temps, la vie continue son cours à Tours. Les jours ont raccourci et les températures chuté.  Le marché de Noël vient d'ouvrir, ce qui lance officiellement la saison des chocolats chauds au coin du feu, des soirées vin-chaud-tartiflette et des après-midis à faire des biscuits de Noël. D'ailleurs, Noël prendra une toute autre couleur cette année car nous serons en France dans mon cher Jura, en famille. Et les Colissimos de Noël ne partiront pas depuis les Etats-Unis comme l'an passé : les paquets sont presque prêts et seront postés, dès que possible, depuis Tours pour être livrés en Pennsylvanie et en Australie. Et rien ne remplacera jamais le plaisir de se retrouver ensemble, et de profiter de ceux qui peuvent être là en cette période de fêtes.  I am thankful for what I have and I wouldn't change a thing.