jeudi 23 juin 2016

Same old town


Il n'a pas fallu longtemps avant que nous retrouvions nos marques en Pennsylvanie. Au bout de quelques jours, notre environnement est redevenu très familier. Pas de surprises, et rien de neuf ou presque. Lewisburg n'a pas bougé en un an. Ca a été un véritable plaisir que de retrouver nos amis. Pas un jour ne se passe sans revoir une tête familière, et c'est tant mieux. J'ai finalement mangé un véritable hamburger (non pas que j'en mange tous les jours, mais je dois dire que ça m'avait manqué). J'ai aussi retrouvé le sourire des gens dans la rue, cet accueil chaleureux de la campagne, où tout le monde se plie en quatre pour vous aider si besoin. Bientôt, il nous faudra quitter ce petit cocon, et découvrir ce que la vie nous réserve en Floride. Quelques cartons sont déjà commencés, mais le plus gros reste à faire. Heureusement, les déménageurs s'occupent de la majorité du travail, ce qui rend la tâche un peu moins laborieuse. Hier, nous avons testé une nouvelle micro-brasserie (le Rusty Rail à Mifflinburg). Le petit Loulou était gardé par mes beaux-parents, et j'ai presque oublié, pendant quelques minutes, l'existence du petit lardon resté à la maison. Un petit tour au centre-ville pour voir ce qui avait changé, un petit tour au marché Amish du mercredi (et ses fameux bretzels chauds et dégoulinants de beurre !), un saut au supermarché du coin (toujours ouvert 24h/24), tout est resté identique et j'ai même l'impression que nous ne sommes jamais partis. Mais, s'il est une chose qui va me manquer, c'est de pouvoir descendre à pied à la boulangerie, ou simplement de passer devant et de sentir le fumet agréable du pain chaud. Car ici, à moins de se mettre aux fourneaux soi-même, il y a beaucoup de delicacies que l'on ne peut pas trouver...

vendredi 17 juin 2016

Retour en Pennsylvanie


Nous sommes finalement de retour dans notre belle Pennsylvanie, après un voyage de deux jours, un vol qui a semblé interminable (avec un bébé de presque trois mois qui a trouvé aussi ça long !), nos nombreux bagages et notre tête encore fatiguée de tous ces changements. Le décalage horaire a été brutal (un réveil à trois heures du matin pour notre petit Loulou la première nuit !), mais les choses sont en voie d'amélioration et nous commençons à profiter de ces quelques semaines dans la région. Nous somme en Pennsylvanie jusqu'en Juillet, chez mes beaux-parents, le temps de préparer les cartons, de finaliser les événements du départ, et de coordonner les différentes étapes du déménagement. Logan va devoir se rendre plus tôt en Floride, autour du 2 Juillet, pour être là pour la remise des clés de la maison. Plus tard, je vais de mon côté être présente en Pennsylvanie pour que les déménageurs s'occupent de nos meubles et préparent le camion qui descendra à Miami. Et le lendemain, je vais rejoindre Logan avec Amaury en avion, un trajet de trois jours et deux mille kilomètres en voiture n'étant pas particulièrement adapté à un bébé de son âge. Le planning est donc chargé, le tout avec peu d'heures de sommeil, le petit Loulou ayant fortement régressé dans ses capacités à dormir plusieurs heures consécutives la nuit. Mais le beau temps est au rendez-vous, et ça augure un bel été au pays de l'Oncle Sam !

lundi 6 juin 2016

Le temps s'étiole


Et pour cause. Notre départ pour les USA a dû être avancé de dix jours. Nous avons finalement trouvé une maison à Miami, mais la remise des clés se fait beaucoup plus tôt que prévu, et il y a des travaux à prévoir. Impossible donc de partir fin Juin : nous partons mardi prochain. De fait, chaque jour dans le Jura apparait comme quelques heures seulement, les minutes se transformant en secondes et le planning se chargeant tout autant. Ainsi, il faut caser dans l'emploi du temps les visites à la famille, les rendez-vous médicaux, les préparatifs de départ, avec en bonus un petit lardon dont il faut bien s'occuper. Amaury dort mieux, ce qui facilite grandement la tâche, et il est maintenant possible (occasionnellement) de dormir cinq à six heures d'affilée (le rêve !). Reste à trouver le sommeil, entre le bouclage de deux valises, la tête encombrée de préparatifs de départ, d'excitation du déménagement, et de mélancolie à l'idée de quitter de nouveau ma douce France. Quiconque connait l'expatriation sait que chaque départ possède une note douce-amère, empreinte de tristesse tout autant que de réjouissances. Car de belles choses nous attendent, une fois la folie du déménagement passée. Amaury va rencontrer ses grands-parents américains, nous allons retrouver notre chère Pennsylvanie (mais pour une courte durée), et je vais découvrir notre maison verte deux mille kilomètres plus au Sud. Trois chambres, deux salles de bain, un manguier dans le jardin, le tout sous le soleil de Floride où le short est de mise trois cent soixante-cinq jours par an et où l'on oublie la signification du mot manteau. Non, finalement, il ne faut pas trop s'attrister de notre départ. Car le meilleur reste à venir.