vendredi 30 décembre 2016

Fin de l'année : l'heure d'un bilan

2016 s'achève, et 2017 is just around the corner. Que dire de cette année ? Ce fut une année pleine de changements, de surprises, de réjouissances, et de challenges. Les plus belles réussites : la naissance (bien sûr) d'Amaury en Mars, la veille de mon anniversaire, et le premier jour du printemps. Mais le mot d'ordre de ces douze derniers mois a sans doute été le changement. J'ai quitté mon poste à l'hôpital de Blois avec grands regrets. Je n'y suis pas retournée à l'issue de mon congé maternité, et ça a été sans doute l'une des pages les plus difficiles à tourner. Nous avons aussi quitté Tours, fin Mai, puis la France, en Juin, pour faire ensuite -et également avec regrets- nos au-revoir à la Pennsylvanie. Il a fallu emballer nos affaires, organiser des cartons, et quitter nos amis et famille de Lewisburg. Et puis, la vie à Miami a commencé. Sous un soleil de plomb d'abord, le climat est progressivement devenu plus agréable, pour être aujourd'hui absolument magnifique. Il fait beau, il fait chaud (mais pas trop), et le soleil brille tous les jours. Les palmiers, les cocotiers et la plage font maintenant partie de notre quotidien. Amaury est devenu un véritable va-nu-pieds (encore qu'il porte des chaussettes de façon occasionnelle). Nous avons abandonné les températures polaires de l'hiver du nord pour la douce brise marine qui souffle sur la côte est de la Floride. Chaque jour, des troupeaux d'égrettes et de pélicans volent au-dessus de notre maison. J'ai repris mes gallons d'orthophoniste, à plein temps, et dans trois écoles, ce qui bouleverse (significativement) ma carrière professionnelle. Je suis passée des adultes aux enfants, de la gériatrie aux petits loulous de maternelle, des troubles de la déglutition aux retards de langage et de parole. Un véritable challenge ! Si les premières semaines ont été difficiles, j'ai progressivement trouvé mon rythme, et les vacances de Décembre sont arrivées pour une belle pause pour respirer. Bref, la vie a drastiquement changée, et nous en sommes ravis. J'ai hâte de savoir ce que 2017 nous réserve, et, qui sait, peut-être n'y aura-t-il pas trop de changements cette fois-ci ?

lundi 26 décembre 2016

Noël sous les palmiers


Le père Noël est venu, les bras chargés de cadeaux de trois continents différents. Le plus gâté a bien sûr été Amaury, en tant que premier petit-enfant et premier neveu du coté de son père. Les estomacs se sont bien remplis, même si la météo ne laissait pas penser que nous étions au mois de Décembre. Même en adaptant les menus aux produits locaux (mangues, ananas et noix de coco), l'esprit de Noël était un peu entaché par les 27° affichés au thermomètre et le grand soleil de la journée. Noël sous les cocotiers, c'est un concept déroutant mais qui a ses avantages. Avantage numéro 1 : pas besoin de se demander si on va porter un collant (ou pas) sous sa robe de réveillon. Ce sera sans. Avantage numéro 2 : le père Noël passe directement par la porte d'entrée, car il n'y a pas de cheminée dans les maisons de Floride. Les cubains accrochent d'ailleurs une énorme fausse clé à leur porte d'entrée pour que le gros bonhomme puisse entrer sans problème, malgré la serrure. Avantage numéro 3 : il est possible de réveillonner dehors, à onze heures du soir, sans gilet et sans manches. Avantage numéro 4 : du coup impossible d'hésiter entre les boissons avec et les boissons sans glaçons. Les glaçons sont indispensables. Avantage numéro 5 : le sapin de Noël est, par obligation, un faux sapin en plastique, qu'il ne faut pas arroser et qui ne perd pas ses épines. Avantage numéro 6 : il est possible d'utiliser les citrons verts qui poussent dans le jardin, sans avoir besoin de les importer de très très loin (pratique, pour les mojitos !). Avantage numéro 7 : les gosses peuvent se balader à moitié les fesses à l'air, sans que les parents se débattent pour leur mettre des gants/écharpe/manteau/chaussures/chaussettes pour aller dehors. Avantage numéro 8 (sans doute le meilleur !) : on peut aller à la plage, le jour de Noël, et ça, ça n'a pas de prix...

lundi 12 décembre 2016

La grippe

Les vacances de Noël n'arriveront jamais assez tôt. Une dizaine de jours à s'occuper d'un bébé malade, couplés au drastique manque de sommeil, ont suffit pour que toute la maisonnée attrape ce vilain  méchant virus. Même sous les tropiques, la grippe est bien présente, qui l'eût crû ? Qui n'a jamais connu une journée de maladie (pas le petit rhume, hein, plutôt une bonne grosse maladie qui te cloue au lit et t'oblige à la position allongée plusieurs jours de suite) ne sait pas ce que c'est, quand tu as un rejeton remuant et lui-aussi malade à gérer. Une véritable torture, physique et mentale. Quand tu ne sais plus si c'est lui qui a de la fièvre, ou si c'est toi, s'il a eu son paracétamol à dix-sept heures, ou si c'est toi, ou si c'est le tour de Papa ou de Maman d'essayer de roupiller quelques minutes entre deux cris de bébé. Quand les réserves de mouchoirs en papier s'épuisent, quand tu ne sors même plus faire les courses, et quand tu te bats pour que ton mioche reste hydraté  malgré tout, où chaque gorgée d'un biberon est perçue comme un pas en direction de la guérison. Alors dans ce contexte de microbes en folie, où ton cerveau a plusieurs fois manqué de perdre pieds, et que tu as frôlé l'hôpital psychiatrique au moins deux ou trois fois, tu bénis le retour du lundi matin, où la crèche va prendre en charge le petit Loulou, lui-très vite remis sur pieds-, tandis que toi, misérable et grelottante de fièvre, tu peux finalement pioncer quelques heures. Demain, quoi qu'il en soit, il te faudra prendre le chemin du retour au travail, les patrons américains n'étant pas particulièrement généreux avec les arrêts maladie. Mais d'ici demain, ça devrait aller mieux ? 

mercredi 7 décembre 2016

How many days 'til Christmas?


S'il y a bien une question récurrente à l'école ces temps-ci, c'est celle qui concerne le nombre de jours restants avant les vacances de Noël. Le compte à rebours est lancé, et tous les matins, inlassablement, mes petits écoliers égrainent les jours qui passent, et leur impatience grandit de plus en plus. Les portes des classes se sont recouvertes de jolies décorations à peine Thanksgiving terminé. Tout le monde parle de Santa... le père Noël par-ci, le père Noël par là... J'ai probablement autant hâte qu'eux que les congés arrivent ! C'est une atmosphère étrange pour moi, où les faux bonhommes de neige côtoient les palmiers. J'avais naïvement pensé que les décorations de Noël un peu clinquantes et de mauvais goût seraient l'apanage du nord-est des Etats-Unis, mais en Floride, tout est identique ! De belles maisons illuminées se frottent à des jardins remplis de rennes en plastique et autres pères Noël gonflables... A la maison, nous avons pu décorer notre sapin de Noël, malheureusement lui-aussi en plastique, et commencer les préparatifs pour "la grande invasion" familiale. Finalement, dans dix-huit petits jours, c'est Noël...